Dragon Ball Super : la fin… des rumeurs

Par Jean-René LAGET, Directeur des publications 

Les youtubers, twittos et autres fans de Dragon Ball Super et de l’univers Dragon Ball en général sont en émoi depuis la fin de semaine.

En fin d’article Edit du 07/02/18. 

En effet, le twitter Yonkouproductions (plus souvent appelé «Yonkouprod » par la communauté Youtube qui s’appuie souvent sur lui dans l’exercice des annonces de spoilers et partages de news en provenance du Japon afin d’enrichir les reviews) a annoncé une  »terrible » nouvelle pour l’année 2018 : 

une info évoquant un remplacement de DBS par Gegege no Kitaro dans la case horaire habituelle sur FUJI TV (le Dimanche matin à 9h00) à partir du 1er Avril 2018, ce qui interviendra juste après la fin de l’Arc « Tournoi du Pouvoir / Survie de l’Univers » estimée et même annoncée pour l’épisode 131 qui sera diffusé le Dimanche 25 Mars 2018 (à cette heure l’épisode 124 a tout juste été diffusé avec le sacrifice de Gohan pour sortir Dyspo de l’arène et la préview du 125 où l’Hakaishin Toppo se révèle. Il reste 6 minutes de tournoi, une minute par épisode actuellement. Le 25 Février et le 11 Mars il n’y aura pas de diffusion pour cause de « marathons ».)

Cet arc a débuté au Japon le 5 Février 2017 avec l’épisode 77. 

Selon le site de Dragon Ball Ultimate.com et son article écrit par son Rédacteur en Chef Gokuda003, FUJI TV se veut rassurante et précise « qu’il n’est pas prévu qu’il y ait une nouvelle série car : « ce n’est pas comme si la série était finie » ».

Déjà de quoi faire passer un moins mauvais week-end à certains fans qui suivent cette série qui vient prendre la suite de la trame chronologique Dragon Ball à la fin de DBZ après l’Arc Buu (mais avant le tournoi et la rencontre de Goku et Uub, une porte de sortie laissée ouverte par son auteur Akira TORIYAMA à l’époque, empruntée à sa manière par la non canon série Dragon Ball GT (DBGT)*) et qui est retransmise par certains d’entre eux via Youtube d’abord en VO dans la nuit de Samedi à Dimanche vers 2h30, 3h00 du matin en fonction de la diffusion japonaise sur cette chaîne depuis le 5 Juillet 2015 avant de diffuser les VOSTfr (essentiellement proposées par « ZamasuTV ») le Dimanche matin, midi au plus tard heure française. 

DBGT et DBS plus liés qu’on ne le pense : à Gauche le rituel de transformation de Baby Vegeta dans DBGT, à Droite : celui de Goku en Super Saiyan God dans DBS.

(* sur laquelle s’appuie pas mal DBS : le rituel de transformation en Super Saiyan God pour la première fois qui rappelle les Saiyans (Bra comprise) entourant Baby Vegeta, le « Dieu de la Destruction » Lord Luud qui a manifestement inspiré le Hakaishin de l’Univers 3, Mosco, les fusions de robots dans l’Arc Tournoi, Maji Kayo, un des robots de l’Univers 3 qui rappelle à la fois le Général Rild dans sa forme Métal ainsi que Baby). 

DBGT et DBS ? Plus liés qu’on ne le pense. (2) A Gauche : Lord Luud « Dieu de la Destruction » dans DBGT, à Droite : Mosco, Hakaishin (Dieu de la Destruction) de l’Univers 3 dans DBS.

DBS : une fin définitive ? Partielle avec le remplacement par une autre série comme on est passé de DB à DBZ (via une ellipse) ? Un spin off Univers 6 ? Une pause momentanée pour cause de mobilisation sur le film de l’année 2018 ?

Une pause momentanée pour cause de mobilisation sur le film de l’année 2018 ? Possible.

Le site Dragon Ball Ultimate toujours pense que le film prévu à sortir en Décembre 2018 va mobiliser beaucoup de moyens côté studio de production historique de Dragon Ball, la TOEI animation. ll est d’avance présenté comme le plus « incroyable » de tous les temps alors… qu’aucun des héros de la Z Team historique n’y interviendra, à part peut-être comme narrateurs se souvenant.

Ce film, qui avait été annoncé lors de la Jump Festa de Décembre 2017, le grand rendez-vous de Décembre de chaque année pour les grosses annonces de mangas, par le staff de la Shueisha (éditeur du manga) sera le 20 ème depuis 1986. 

On découvrira un scénario et de nouveaux personnages directement issus de l’imagination d’Akira TORIYAMA qui s’attaquera à ce qu’il n’a encore jamais (réellement) fait : l’origine de la race guerrière des Saiyans à laquelle appartiennent Goku ou Vegeta mais aussi Kyabe, Kale et Caulifla de l’Univers 6.

C’est lui-même qui a d’ailleurs récemment révélé l’existence du premier Super Saiyan et même Super Saiyan God de l’histoire Dragon Ball : Yamoshi, dont une silhouette dans le récit de Shenron sur la question est apparue dans le film « Battle of Gods » sorti en 2013 et fait énormément penser à celle de Vegeta. 

Après 17 ans d’absence, les deux derniers films de l’Univers Dragon Ball : « Battle of Gods » intronisant Hakaishins, Anges et Super Saiyan God et « La résurrection de F » (2015), intronisant le Super Saiyan Blue et la forme Golden pour Frieza (mais aussi la mort du dernier survivant du Commando Ginyu : Ginyu lui même après avoir vécu planqué sur Terre lors des arcs Cyborgs, Cell et Buu sous la forme d’une grenouille namékienne) ont battu tous les records de recettes : 2,99 milliards de yens pour le premier, 3,74 pour le second. 

« La série s’arrête car Masako NOZAWA est fatiguée et que Hiromi TSURU est décédée » :

Pas du tout ! Certes Masako NOZAWA, la voix historique de Goku au Japon a 81 ans mais elle a la forme (si vous en doutez réécoutez la qualité de son doublage). De plus elle participe au doublage de… Kitaro, la série qui prend la case horaire de DBS sur FUJI TV. Elle ne veut donc ni prendre sa retraite (elle qui a fondé sa société à l’âge de 70 ans) et ne va pas perdre le rythme.

De plus, si elle ne doublait plus Goku, le public, même le plus jeune, a été habitué inconsciemment : elle doublait un Black Goku à la voix plus grave et plus lente qui n’a déboussolé personne, ouvrant ainsi la porte à une autre forme de doublage pour Goku, sans que cela ne colle plus visuellement même si les personnalités de Goku et Black Goku ne sont pas les mêmes.

Quant à Hiromi TSURU, la voix historique de Bulma, décédée à 57 ans d’une dissection aortique (comme quoi l’âge…) l’émotion a certes été énorme, y compris en France, deuxième pays du manga, elle qui avait une voix sensuelle correspondant parfaitement à son personnage principal mais ce genre de voix peut être remplacé.

En France, on a bien eu des remplacements soudains de voix pour C16 et C17 et personne n’a trouvé à redire. Il en a été de même dans certains épisodes de DBZ quand Patrick BORG, le doubleur français de Goku a été remplacé parce que malade ou non disponible. 

Qui a dit « je ne vais pas regarder Dragon Ball Super en VF parce que la voix française du narrateur de DBZ et de nombreux personnages (Tao Pai Pai, Ten Shin Han, Shenron, le Professeur Brief, le Roi Enma ou encore Cell) Georges LYCAN est décédé en 2006 » ? » Personne. Et pourtant sa voix était une « institution » de la série.

Une fin définitive ? A moins d’être remplacée par une autre série, ce que dément FUJI TV (lire plus haut), improbable. 

Ce qui rassure, tout comme les très bonnes audiences de la série sur FUJI TV, les ventes de produits dérivés et la déclinaison de Dragon Ball Heroes en Super Dragon Ball Heroes, jeu vidéo qui a aidé DBS à exister.

L’ensemble rassure (ce dont Dragon Ball Kai ne profitait pas puisqu’il n’avait que les bonnes audiences… au Japon essentiellement, tout comme Dragon Ball GT qui a largement été écourté (l’arc Super C17 est le plus court de l’univers Dragon Ball)) et s’ajoute à cela le développement en VF, avec la plupart des voix historiques françaises de doublage (sauf décédés entre temps) de la série diffusée depuis le 17 Janvier 2017 sur la chaîne payante TOONAMI (accessible par câble, satellite et ADSL, qui diffuse aussi des extraits sur sa chaîne Youtube) ainsi que sur NT1 depuis le 10 Septembre 2017. 

Un nouvel horaire sur FUJI TV ?

C’est aussi une possibilité car les Sentai et les Kamen Rider rapportent plus que Dragon Ball au Japon. Il suffit de vouloir bouger une série dans la grille horaire ou d’en ajouter une nouvelle ou un retour (le cas de Kitaro) pour tout chambouler.

Le public japonais ne peut de plus être analysé dans son intégralité par les seuls réseaux sociaux et forums traduits en français. Est-ce une simple demande de changement d’horaire ?

Mais l’hypothèse du studio intégralement mobilisé pour le film l’emporte à nouveau.

Reste la possibilité d’une ellipse… au sein même de DBS comme d’une pause pour laisser place à un spin off sur… l’Univers 6, théorie intéressante du youtuber « Sussucre » manifestement très affecté par cette annonce :

(à partir de 5’31) : 

On sait déjà que quoi qu’il arrive la série DBS doit rattraper la fin de DBZ (comprendre cette fois-ci le tournoi avec la rencontre de Uub) : ce que rappelait le site DragonBallSuper-France.fr selon une interview du dessinateur de la série : Toyotaro. 

L’arrêt (momentané) de DBS ? Il avait déjà été annoncé lorsque le média espagnol Mission Tokyo avait parlé à la fin 2017 d’une interview en off (privée à huis clos) réalisée lors du 13° Salon du Manga à Barcelone avec les producteurs de la série.

Un rumeur de spin off sur Jaco, l’extraterrestre patrouilleur qui se préoccupait des seins qui tombent de Bulma, avait déjà été abordée. 

Pourquoi une pause peut être bénéfique pour la série ?

Dragon Ball Super s’appelle « Super » à cause des Super Dragon Balls. Tant qu’elles seront présentes, la série s’appellera comme telle comme DBZ s’appelait ainsi à cause du « Zenkai », ce boost de puissance dans une saga où les potentiels des principaux héros se sont révélés comme jamais au fur et à mesure d’intenses combats (où finalement en réfléchissant DBS aurait pu continuer de s’appeler DBZ.)

Mais DBS, c’est aussi une cadence monstrueuse : un épisode prend 6 mois à partir de l’écriture du script et 4 mois pour l’animation (donc 6 au total), ce qui rejoint bien la fin de l’Arc Tournoi (la date de 2015 apparaissant toujours à chaque fin d’épisode récemment diffusé.)

Ce qui fait aussi penser que l’équipe du film terminera son travail en Octobre, au plus tard Novembre 2018 avant sa sortie un mois plus tard : de quoi faire revenir la série pour Mars ou Avril 2019 vu que des épisodes ont du être conçus en 2016 et qu’ainsi le rythme ne sera pas perdu.

Ce que confirme le rythme de diffusion de Kitaro dont les retours (le 5°) sont des formats hommage courts. Celui-ci pourrait durer 1 an tout au plus, donc conduisant à nouveau à Mars ou Avril 2019.

Mais ce rythme de production de DBS devrait aussi être revu : la TOEI, qui met une pression monstrueuse à ses équipes a du faire appel de nombreuses fois à des indépendants pour compléter ses équipes se révélant dépassées (d’où la moins bonne qualité des arcs Beerus et Golden Frieza vis à vis des arcs Black Goku / Zamasu ou encore Tournoi du Pouvoir).

Un épisode DBZ mettait 2 mois de plus à l’époque alors que pourtant certains se sont même révélés de moins bonne qualité que des épisodes DBS. L’épisode 5 de DBS a fait hurler les fans mais pourtant au niveau dessins il n’avait rien à envier aux épisodes DBZ du combat Cell-Goku (jusqu’à temps que le ring soit détruit). On se souvient des visages de la Team Z vus de loin qui étaient absolument dégueulasses alors que ce combat était attendu et surtout… que c’était le tout premier d’un arc où Goku a largement été absent à cause de sa maladie cardiaque faisant suite à son affrontement avec C19. 

Certes, ce combat était bon et beau mais attention : ne déprécions pas DBS pour mettre DBZ sur un piédestal.

Et puis… ?

Et puis le manga papier, qui sort à raison de 1 chapitre par mois pourra aussi rattraper et même dépasser la série (le Tournoi du Pouvoir va tout juste y commencer).

Il y aura toujours du DBS, grâce à Youtube notamment. Les plus impatients se consoleront avec les théories tantôt fan service, tantôt loufoques des fans espagnols ou avec les animations de Mastar Media ou d’UHG Animation qui a frappé fort récemment avec son Goku SSJ3 Ultra Instinct : 

ou encore avec son Vegito Ultra Instinct contre le Daishinkan : 

Le 29 Janvier 2018, le grand maître Akira TORIYAMA devrait aussi se montrer rassurant en donnant une interview dans le Weekly Shonen Jump, le magazine historique du manga qui le publie et notamment les previews sur lesquelles tout le monde s’appuie.

La TOEI devrait aussi avec l’épisode 131 nous fixer sur le retour rapide ou moins rapide de DBS :

est-ce que la série va s’arrêter au maximum de son climax, c’est à dire 1 minute avant la fin du tournoi, laissant les fans dans un état d’excitation extrême, ce qui voudrait dire un retour rapide ou bien terminer l’arc (ce qui est possible à raison d’un minute de tournoi par épisode, du 124 du 21 Janvier au 131 du 25 Mars) avec un retour moins rapide.

Toyotaro pensait que DBS n’allait pas rejoindre le 28° Tenkaichi Budokai où Goku va partir s’entraîner avec Uub (c’est à dire se situer entre les épisodes 288 et 289 de DBZ / chapitres 518 et 519 du manga papier) puis il a été dit que les deux allaient finalement se rattraper et peut-être même se dépasser, donc via une ellipse à coup sûr).

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas demain la veille que l’une des meilleures séries et un des meilleurs mangas de tous les temps va s’arrêter, des films devant en effet arriver aussi en 2019 et 2020.

A noter qu’un trailer du film de Décembre 2018 devrait sortir en Août. 

Edit du 07/02/18 :

De nouvelles raisons d’être confiants sur une suite en 2019 pour éviter une fin bâclée en Episode 131 et sans le moindre sens.

Cette année là sera celle des 35 ans de la franchise Dragon Ball. Une rumeur qui court sur les forums japonais et américains depuis fin Janvier 2018 fait part d’une suite qui utiliserait visuellement le même kanji que Dragon Ball Super, un kanji pouvant dire beaucoup de choses, ce qui permettrait ainsi de conserver les supers Dragon Balls mais aussi l’univers, notamment marketing de DBS. 

Le Kanji de DBS pourrait être réutilisé pour la prochaine série.

La piste privilégiée serait « Dragon Ball Ultra », ce qui axerait ainsi la nouvelle intrigue générale sur le fameux Ultra Instinct, pour le moment non maîtrisé intégralement par Goku (la fameuse théorie sur l’Ultra Instinct « défensif » avec la lueur bleue, qui serait le sien actuellement (à l’heure de l’épisode 126) et « offensif » qui serait celui avec la lueur rouge, possiblement celui de Vegeta qui pour l’instant a une forme de synthèse entre le SSJ Blue et l’Ultra Instinct. Dans certains visuels, Goku possède déjà les deux lueurs mais DBS est coutumier du fait d’annoncer puis de changer (comme ces visuels de l’équipe Univers 7 avec Buu ainsi que l’opening dédié avant d’être remplacé par Frieza).

Vegeto Ultra Instinct, dont l’arrivée semble s’écarter avec les récents spoils des épisodes 127 et 128, était supposé maîtriser les deux. Ce sera finalement peut-être Goku tout seul. A noter que le poing de Ki divin utilisé par Vegeta contre Toppo Hakaishin « imperfect » est le « God Fist », déjà nommé par Z-Max dans la mise à jour la plus récente de son ROM sur base de Pokémon version Rouge Feu : Dragon Ball Z Team Training.)

Mais il ne faut pas balayer pour autant deux autres possibilités :

« Dragon Ball Univers », ce qui aurait du sens vis à vis des univers teasés participant ou non au Tournoi et des fameux univers détruits par Zeno (18 à la base contre 12 actuellement). 

Enfin, les passionnés de DBGT, qui trouvent que la TOEI lui rend bien hommage dans DBS pourraient peut-être se consoler avec un « Dragon Ball Super Touring », qui rejoindrait aussi la logique de « Dragon Ball Univers ». 

Wait and see… 

La (mauvaise) hypothèse du « Nouveau Front » ?

Par Jean-René LAGET, Directeur des publications

Bientôt « NF » plutôt que « FN » ? Le feuilleton de la « rebaptisation du Front National » est l’un de ceux qui durent le plus outre celui de la « dédiabolisation » au sein de la principale formation de l’Extrême Droite française.

Après le « RN » pour « Rassemblement National » lors des Législatives de 1986 puis comme double nom de groupe parlementaire lors de la VIII ème Législature (2 Avril 1986 au 14 Mai 1988) et qui est désormais le nom d’une formation politique indépendante de tout « lepenisme », se situant entre le RPF et le FN, après l’éphémère RBM pour « Rassemblement Bleu Marine », après « ARN » pour « Alliance pour un Rassemblement National » déposé à l’INPI en Janvier 2012, après « Parti Patriote » d’inspiration Buissonienne, après « Les Patriotes » … qui n’est autre aujourd’hui que la formation de Florian PHILIPPOT, après « NFN » pour « Nouveau Front National » ou encore « SN » pour « Solidarité Nationale » faisant à la fois trop proche de S&P (Solidarité et Progrès de Jacques CHEMINADE) et de Réconciliation Nationale (Soral et Dieudonné) c’est désormais… « Nouveau Front » qui est envisagé sans pour autant être confirmé. 

Il est vrai que la ficelle a déjà été utilisée à l’époque par l’UDF qui s’était rebaptisée en… Nouvelle UDF (Novembre 1998) sous prétexte d’absorber quelques petites formations centristes, ce que le FN a déjà plus ou moins fait depuis 2012 avec le RBM même si ces dernières d’Extrême Droite apparaissaient plus « maison » qu’autre chose. 

Les spéculations médiatiques reposent surtout sur le nom de la tournée de la patronne du Front : « tournée Marine en avant pour un Nouveau Front », sur quelques déclarations au cours de cette tournée mais aussi sur la question du changement de nom dans un questionnaire adressé aux 51.000 adhérents à jour de cotisation. 

Ce « Nouveau Front » qui fait tant couler d’encre… Capture d’écran visuel tournée MLP. 

Deux obstacles majeurs à l’utilisation de ce sigle :

La première (et pas des moindres), c’est l’ombre du Menhir, son père et fondateur de son parti, Jean-Marie LE PEN, celle qui lui sera plus pesante que jamais en ce début d’année 2018 et ce pour plusieurs raisons : 

exclu du parti en Août 2015 à la demande de sa fille à la suite de sa récidive sur la Shoah, le Député Européen a contesté devant la Justice son éviction et notamment celle de sa Présidence d’honneur du parti. La Cour d’Appel de Versailles devra d’ailleurs se prononcer sur le sujet le 9 Février 2018 (Edit du 09/02/18 : il a gardé sa présidence d’honneur et a fait savoir qu’il se rendra au congrès, y compris avec l’aide de la « force publique » alors que le Secrétaire Général du FN Steeve BRIOIS a déjà dit que l’accès à celui-ci lui sera interdit) juste avant le 16° Congrès du parti les 10 et 11 Mars de la même année où les adhérents devront se prononcer sur la suppression… de la fonction de Président d’honneur. 

Le doyen de la vie politique française, pas en reste, sortira le 1er Mars 2018 chez l’Editeur Muller (plutôt spécialisé dans les mémoires de Guerre) le 1er tome de ses mémoires qui promettent d’être explosives : 500 pages (ou presque) allant de sa naissance le 20 Juin 1928 à la Trinité-sur-Mer jusqu’à la fondation de son parti avec l’aide d’Ordre Nouveau : le FN, le 5 Octobre 1972. 

Il sera dans un premier temps tiré à 40.000 exemplaires et un deuxième est d’ores et déjà prévu pour 2019… année des Européennes où l’élu européen sortant essayera sans doute de se faire réélire mais sans pouvoir bénéficier du soutien du FN : probablement avec ce qui reste des Comités Jeanne ainsi qu’avec l’UDN (Union de la Droite Nationale : Parti de la France de Carl LANG, MNR fondé par Bruno MEGRET et NDP fondé par Robert SPIELER). 

Outre les querelles familiales actuelles, le leader historique du FN n’a jamais caché son agacement quant à l’idée de changement de nom qu’il imputait jadis… à Florian PHILIPPOT : 

« le nom FN a un mérite rare dans cette famille politique : c’est la pérennité ».

C’est d’ailleurs suite à ce nouvel affrontement familial (et familial politique) qu’un autre problème pourrait revenir comme un boomerang dans la figure de la Députée d’Hénin-Beaumont : sa nièce, Marion MARECHAL-LE PEN.

Un autre problème, sautant moins évidemment à l’esprit (et pourtant…) est que le sigle « NF » fait déjà allusion à deux choses :

une norme de certification plus ou moins officielle (comme « NF Environnement », norme dépendant du groupe AFNOR)

et au mouvement politique de la députée européenne Michèle ALLIOT-MARIE (Nouvelle France) qui à notre avis se rangerait difficillement de côté pour faire plaisir au FN qu’elle a toujours combattu. 

Nouvelle France, mouvement de Michèle ALLIOT-MARIE

Un changement de nom ? Philippot n’y croit pas (plus).

Cité dans la rubrique « Les Exclusifs » de l’Express N°3468 de la semaine du 20 au 26 Décembre 2017 le Président des Patriotes estimait pour sa part que « (le FN va) considérer que les militants sont suffisamment destabilisés comme ça, qu’il ne faut pas en rajouter ».

Ardent partisan d’un changement de nom du parti lorsqu’il était N°2 de ce dernier, Florian PHILIPPOT estimait cette étape comme « nécessaire » dans la stratégie de dédiabolisation du parti et qu’il aurait déjà du en changer après les Départementales de 2015 qui n’avaient pas été à la hauteur des espérances.

Wait and see…

La LDC (Ligue de Défense des Conducteurs) : le 1er parti des automobilistes ?

Par Jean-René LAGET, Directeur des publications 

La Secrétaire Générale de la LDC Christiane BAYARD mène le « combat » depuis les premières heures et ne devait certainement pas s’attendre à de tels succès dans le pays où les droits de l’automobiliste et de la voiture ne cessent de reculer au fil des coups portés depuis le premier choc pétrolier par la sécurité routière (celle qui s’émeut d’une pub où un coupé français dépasse un train et qui n’a jamais vu la saga « Taxi » d’un très bon œil), les associations de victimes de la route, les écologistes (EELV, Yann Artus Bertrand, Jean Jouzel, Denis Baupin, Yves Cochet, Nicolas Hulot…) les anticapitalistes, les socialistes parisiens (Bertrand Delanoe, Ségolène Royal (ministère), Anne Hidalgo…), les utilitaristes et cyclistes notamment.

Et ce n’est pas les quelques satisfactions comme Béthune (UDI), Angers (LR) ou Saint-Omer (LR) qui sont revenues en 2014 sur des voies piétonnes pour relancer la circulation et la fluidité ou le recul du Maire de Mouans-Sartoux (à l’époque André Aschiéri) en 2008 sur son idée de péage urbain qui changent une tendance générale de plus en plus étouffante pour une majorité trop silencieuse de contribuables-automobilistes.

Pourtant, à l’instar de 40 Millions d’Automobilistes, la LDC inflige de sacrés revers aux adversaires des « 4R » : 2009 sur le 110 km/h sur Autoroute, 2010 : réduction du délai de récupération de points pour les petits excès de vitesse, 2011 : sur l’absence d’information de la présence de radars, 2012 : sur le refus de contrôle technique annuel, 2012 et 2013 sur le refus de l’éthylotest obligatoire (qui existe néanmoins dans les transports publics : bus), 2013 à 2014 : sur la baisse des limitations de vitesse prévues à l’époque, 2015 : sur le refus du périphérique parisien à 50 km/h, 2015 : sur le durcissement des conditions de baisser la vitesse à 90 km/h sur les routes, 2016 : refus de contrôle permanent des données conducteur (même si le combat continue comme l’estime elle-même la LDC), 2016 : sur la proposition du premier amendement anti-radars co-signé par 44 députés.

La nouvelle baisse des limitations de vitesse dans le viseur de plus de… 2.000.000 de pétitionnaires :

La Ligue de Défense des Conducteurs est déjà arrivée à faire plier nombre de gouvernants depuis 2009 grâce à des pétitions signées par 200.000 à 500.000 personnes en général.

Mais on pourrait dire « par seulement » 200.000 à 500.000 pour des sujets bien plus graves qu’une baisse de 10 km/h sur les routes nationales comme départementales (dont l’expérimentation ne fut « pas très concluante » selon Europe 1). 

Il n’en fallait d’ailleurs pas plus pour que le  »bon petit soldat de la bien pensance » (Le Monde) monte au créneau le 28 Décembre 2017.

Pourquoi ? Parce que la LDC a décidé de sortir l’artillerie lourde : outre ses nombreux articles et lettres sur le sujet, quand on tape dans le principal moteur de recherches « la baisse de la vitesse à 80 km/h » on tombe sur le premier lien très bien référencé en annonce sponsorisée… du site de la LDC.

(Ce qui sera encore possible si le Pouvoir ne décide pas un beau jour que défendre le droit des automobilistes lors d’une campagne électorale constitue une « fake news à déréférencer » (il n’y a en effet qu’à voir comment certains se sont crus investis d’une mission divine en voulant « hoaxbuster » la LDC lors de l’année présidentielle 2012, juste après la Présidentielle et les Législatives).

Cette campagne acharnée de ce que l’on pourrait appeler le « premier parti des automobilistes » semble porter ses fruits puisque la pétition-lettre ouverte à Emmanuel MACRON en est à son 2.100.483 ème signataire à la date du Vendredi 5 Janvier 2018 à 20h10 et 01 seconde. 

Un succès sur lequel plus aucun média ne peut faire l’impasse. Ainsi, encore le Jeudi 4 Janvier 2018 Nice Matin, considéré comme le plus grand quotidien du Sud Est écrivait sur le sujet dans sa rubrique « France ». 

La pétition s’adresse en même temps au Ministre de l’Intérieur et dit ceci :

« Monsieur le Ministre,

Attendu que vous projetez de baisser les limitations de vitesse à 80 km/h sur les routes ;

Attendu que déjà, avec les limitations de vitesse actuelles, plus de 46.900 PV pour excès de vitesse sont dressés chaque jour, et 13 millions de points de permis sont retirés chaque année ;

Attendu que, sur des routes truffées de radars-pièges (fixes, mobiles, et bientôt l’armada de voitures-radars avec chauffeurs), une baisse des vitesses-limite entraînera une explosion totalement insupportable des PV ;

Attendu que cette baisse n’a aucun fondement en matière de sécurité routière – on dispose même de données qui montrent qu’augmenter la vitesse ne nuit pas à la sécurité : en 2012, la vitesse moyenne a augmenté en France. Et pourtant, le nombre de tués sur la route a diminué de presque 8%. C’était déjà le cas entre 1998 et 2002, avec une baisse du nombre de décès sur les routes de 15 % ;

Je vous demande de mettre un terme immédiat au projet de baisse des limitations de vitesse. » 

Dans un même temps, la ligue adresse une autre pétition à Gérard COLLOMB contre la privatisation des radars mobiles embarqués.

Celle-ci recueille à cette heure selon la LDC 369.065 signatures.

Fidèle à son combat « contre la répression absurde », elle s’attaque aussi à la répression écologiste en publiant et en vendant (10€ comprenant 3€ de frais de port) un livre blanc sur l’automobile et son avenir intitulé « Et si l’avenir, c’était la voiture ? ». 

Est-ce que ces nouveaux combats seront aussi couronnés de succès ?

Wait and see…